Location courte durée à Paris : ce qui est encore autorisé en 2026
La réglementation encadrant la location courte durée à Paris s’est considérablement durcie ces dernières années. Entre l’adoption de la loi du 19 novembre 2024 et les contrôles renforcés par la Ville de Paris, les propriétaires qui louent leur logement via des plateformes comme Airbnb doivent aujourd’hui maîtriser un cadre juridique précis, sous peine de sanctions financières sévères. Voici ce qu’il faut savoir avant de mettre ou de maintenir un bien en location saisonnière dans la capitale.
La règle des 90 jours : un plafond désormais abaissé
Pendant longtemps, les résidences principales pouvaient être louées jusqu’à 120 jours par an sur les plateformes de location courte durée. Depuis la loi du 19 novembre 2024, ce plafond a été abaissé à 90 jours par an pour les résidences principales à Paris. Au-delà de ce seuil, la location est illégale, quelle que soit la plateforme utilisée.
Ce plafond ne s’applique qu’à la résidence principale, c’est-à-dire au logement occupé par le propriétaire au moins 8 mois par an. Pour une résidence secondaire, la situation est plus contraignante : toute mise en location courte durée nécessite une autorisation de changement d’usage, avec compensation, délivrée par la mairie de Paris.
Le numéro d’enregistrement : une obligation incontournable
Depuis plusieurs années déjà, tout logement mis en location courte durée à Paris doit être enregistré auprès de la mairie. Ce numéro d’enregistrement à 13 chiffres doit figurer obligatoirement sur toutes les annonces publiées en ligne. Sans lui, la mise en ligne de l’annonce est illégale et expose le propriétaire à une amende pouvant atteindre 5 000 euros.
La démarche d’enregistrement s’effectue en ligne sur le portail de la Ville de Paris. Elle est gratuite et rapide, mais elle conditionne toute activité de location courte durée légale dans la capitale.
Résidences secondaires : le changement d’usage et la compensation
Pour les propriétaires souhaitant louer une résidence secondaire ou un bien distinct de leur logement principal, les règles sont nettement plus strictes. La location courte durée d’un tel bien est soumise à une autorisation de changement d’usage, délivrée par la mairie de Paris.
Cette autorisation est conditionnée, dans de nombreux arrondissements, à une compensation : le propriétaire doit transformer en logement résidentiel une surface commerciale équivalente dans le même arrondissement, voire dans la même zone géographique. Cette contrainte rend la démarche particulièrement complexe et coûteuse pour les particuliers.
Depuis la loi du 19 novembre 2024, les contrôles sur ce point ont été renforcés. Les plateformes sont tenues de transmettre aux autorités les données relatives aux annonces publiées, facilitant la détection des situations irrégulières. Les amendes encourues pour défaut d’autorisation peuvent atteindre 50 000 euros par logement.
L’alternative légale : l’hébergement hôtelier autorisé
Face au durcissement de la réglementation sur la location courte durée classique, une alternative se développe pour les propriétaires de locaux commerciaux ou de bureaux : le changement de destination en hébergement hôtelier autorisé.
Ce statut, distinct de la location meublée touristique classique, permet de proposer des nuitées sans plafond annuel, à condition d’obtenir les autorisations d’urbanisme nécessaires auprès de la Ville de Paris. C’est une solution particulièrement adaptée aux propriétaires de surfaces mixtes ou aux investisseurs qui souhaitent sécuriser leur activité sur le long terme.
Pour naviguer dans ces démarches administratives, il est possible de louer légalement sur Airbnb à Paris en s’appuyant sur une agence spécialisée comme Agence BnB, rémunérée uniquement au succès, qui accompagne les propriétaires dans l’obtention des autorisations nécessaires et la mise en conformité de leur bien.
Ce que risquent les propriétaires en infraction
Les sanctions prévues par la réglementation parisienne ont été significativement alourdies depuis 2024. Un propriétaire qui dépasse le plafond des 90 jours pour sa résidence principale s’expose à une amende civile. Celui qui loue une résidence secondaire sans autorisation de changement d’usage encourt jusqu’à 50 000 euros d’amende par logement, assortis d’une astreinte journalière jusqu’à régularisation.
Les plateformes elles-mêmes sont désormais solidairement responsables en cas de publication d’annonces non conformes. Elles sont tenues de vérifier les numéros d’enregistrement et de bloquer les annonces dépassant les quotas autorisés.
Ce qu’il faut retenir pour 2026
Louer son logement parisien sur Airbnb ou une plateforme équivalente reste possible en 2026, mais dans un cadre strictement encadré. Résidence principale uniquement, dans la limite de 90 jours par an, avec un numéro d’enregistrement valide : ces trois conditions sont non négociables. Pour toute autre configuration, le recours à un professionnel du secteur est fortement recommandé pour éviter des sanctions dont les montants peuvent être particulièrement dissuasifs.